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Catamorphose

Comme un livre doit faire entendre la mer, l’océan se lit tel un roman. Tous les styles s’y déploient d’autant mieux que le fond des eaux reste un texte indéchiffrable. Sauf à y plonger, ce qu’interdisent les forces militaires et policières du monde civilisé. Quand l’ennemi mortel est maître du ciel, quelle autre issue que les profondeurs du gouffre ?...

Jamais je ne me suis senti réduit à l’impuissance par la domination, comme par cette frontière démente prohibant l’accès à l’élément vital.
Polices et contre-polices au sein d’une gendarmerie globale associant toutes les puissances financières, militaires, sécuritaires et sanitaires : grâce à l’idéologie libertaire, ainsi se résume la politique planétaire. La ruelle d’Aourir où nous avons notre gourbi s’ouvre sur une colline, et la rue anonyme longeant l’oued où elle donne a pour issue la chaîne entière de l’Atlas. Dans l’autre sens, la même voie perpendiculaire au littoral (où chèvres et ânes savourent le festin des poubelles) s’élance vers l’Atlantique. C’est là que depuis trois mois je veille nuit et jour, à genoux sur le Rocher des Djinns ; là que me traversent les vocalises du muezzin, tenant du cri lancé pour faire obéir les troupeaux, mais aussi de l’appel au Grand Manitou. Dans cette attitude convenant à un esclave des mots du ciel et de la mer, j’attends le moment propice en feuilletant l’écume. Homérique et biblique, la marée lance des phrases en cadence, dont chaque vague laisse entendre mille voix du Diwan des Ancêtres. Ceux-ci me font voir la lune comme un poignard d’or taché de sang, qui transperce les sept ciels et les sept mers. Seule mon apparence physique appartient donc encore au monde sublunaire…

Par 5.000 mètres d’altitude et autant de profondeur sont tracés chacun de ces mots. Quand il faudrait être capable du double pour être à la hauteur, mais je n’ai pas cette aptitude. Creuser et s’élever à la fois, dans un travail sans fin d’interprétation des signes révélés par silences et bavardages, faux dits et non-dits. La défiance hostile rencontrée par tes messages est stoïquement acceptée, comme le Rocher des Djinns accueille les lames de l’océan qui se brisent avec fracas sur ses récifs. Les racines de l’Arbre de Vie plongent en Atlantide ; elles relient l’Atlantique à l’Atlas : dans l’obscur silence des abîmes s’ouvrent les chemins du rêve et s’éveillent les voix qu’à la surface on n’entend pas. Traverser en apnée les abysses est-il plus irréel que le sanguinaire trafic des armes et des âmes, des drogues et des corps ? Toutes formes d’armes et toutes formes de drogues pour assujettir toutes les âmes et tous les corps : on ne peut mieux définir Kapitotal et la tour Panoptic.
L’amère suavité d’une vie privée de tout statut se déguste comme un rhum cubain. L’autre soir, mes prières aux divinités de la Sphère ont attiré le cri du Cimarron de Santiago, véhiculé par le miroir océanique, et voici qu’en écho me répond un vieil ami perdu de vue séjournant à La Havane. Eytan se propose de remplacer Kenan pour attribuer le Prix de la Sphère au Poisson Insoluble d’Ali Badara, et lui remettre l’₳tlante promis au lauréat. Pareils aux poissons, les mots ne sont-ils pas des entités qui se dérobent quand on s’épuise à les capturer sous la surface du visible, et que l’on recueille parfois miraculeusement dans le filet d’une phrase ? Ainsi se joue la relation contradictoire entre Parole et Valeur : Kapitotal et la tour Panoptic placent tant d’argent et d’agents dans le commerce des mots, que la réprobation des milieux culturels devrait-elle encore t’alarmer ? C’est ce que je me demande, entrevoyant depuis ce balcon, dans la courbure de l’immense horizon, la sphéricité du globe. Et ce qu’implique son obstinée négation. Car, outre le pilonnage des plages par l’Alliance atlantique, BHL mitraille sans réplique au nom de l’Éternel. Ordre des choses. Avions Apache, missiles Tomahawk, bombes Geronimo contre Grand Manitou…

 UN Atlante, monnaie imaginale

Les occultes alliances du crime organisé, de la finance, des polices parallèles et du journalisme aux ordres furent disséquées par Balzac voici deux siècles avec une telle précision, que l’on comprend son occultation par un clergé médiatique gérant l’industrie culturelle au cœur du même schéma monstrueusement démultiplié. L’inexorable déterminisme d’un système – où surgit à chaque étape le personnel politique et idéologique ad hoc – explique les décisions des autorités américaines et européennes de sacrifier les fonds publics nécessaires aux recherches sur le virus, au mépris de toutes les alertes lancées par les experts scientifiques depuis 2004. Car un milliard de pauvres sont de longue date condamnés à l’extermination planifiée, selon cette progression géométrique ayant comptabilisé 10 puis 100 millions de cadavres lors des deux précédentes guerres mondiales. Ainsi l’exige le Moloch, dans sa périodique dévoration massive d’êtres surnuméraires.
La Belgique ne vient-elle pas d’exploiter cette paralysie pour, aux ordres du Pentagone, lancer ses bombardiers F16 en Irak et en Syrie ? L’oued qui dévale du djebel apporte un message venu de la source, qui lui fut transmis par les nuages depuis l’Île où les oiseaux du globe trouvent asile. Courants et vents soulèvent des intrigues mystérieuses, entraînantle lecteur de l’océan vers des rivages impossibles et réels : cette Île où les Esprits de la Sphère offrent asile aux oiseaux de mer. Je viens d’accomplir un jeûne de cent jours, nourri par les fumées montant des narghilés de l’Atlantide. Voici l’heure des mirages et des fièvres propices aux visions extatiques. J’ai d’abord perçu les accents d’un vieux chant venu de nulle part, tournant autour d’une même note monotone, rythmée par un tambourin se confondant au clapotis des vagues. Mortels, nous ignorons les charmes d’une balade romantique parmi les millions de crânes qui tapissent l’Atlantique. La musique sous-marine, les effets reposants de l’onde : quel répit ce pourrait être d’échapper aux hélicoptères guettant tout ce qui s’approche du rivage.
Ce n’est pas mon regard myope – mais l’Œil imaginal – qui m’a fait entrevoir une étrange clarté tout au fond du grand livre océanien que je peine à décrypter : lueur d’espoir dans les ténèbres d’une époque. C’est ce que me dit en substance le chant accompagné du tambourin.
Cette voix cavernale semble sortir du flanc de la montagne immergé dans l’océan. Les fusils-mitrailleurs m’ont à l’œil et comme, en cas de bravade, je n’ai pas les moyens physiques d’atteindre cet au-delà d’où provient la voix, mon esprit quitte mon corps et seul plonge. Mais les hommes en armes ont flairé quelque chose et donnent à mon corps l’ordre de déguerpir, pendant que mon esprit gagne le fond des eaux. « Tous les virus fabriqués par les chefs de vos chefs sur l’ordre de chefs plus haut placés encore n’ont aucun rapport avec l’océan », crie mon corps chassé du rivage, alors que mon esprit s’enfonce vers les jardins enchantés de l’Atlantide. Peut-être ensuite mon corps saura-t-il être le notaire de cette histoire, sans savoir si ces pages intéresseront jamais personne. En attendant continue l’errance d’un être dédoublé. Cette séparation d’avec soi-même est peu banale, et j’essaie de mettre de l’ordre dans mes pensées, sans les laisser trop influencer par l’Œil imaginal. Mais, pendant que je suis physiquement évacué par les flics, mon être psychique est sidéré par ce qu’il voit et entend sous les eaux. « L’infini ne réclame pas beaucoup de place », paraît murmurer une voix des profondeurs baignée de lumière diffuse – comme si quelque étoile y séjournait – qui ajoute « L’au-delà n’est pas ce qu’on en dit ». Je ne dispose d’aucun organe, mais perçois distinctement chaque mot.
Bien sûr, encore une histoire qui ne pourrait pas être rendue publique. « Il faut être capable de rompre avec la réalité pour accéder au Réel, comme d’abandonner les idéalités pour toucher l’Idéal. On aperçoit alors qu’Idéal et Réel ne font qu’un dans la Sphère ! » Qui a murmuré ces mots surnaturels, sinon le personnage que j’aperçois dans une grotte sous l’écorce de l’Arbre de Vie, tel un anachorète sous-marin. Que signifie ce spectre agitant ses bras comme un sémaphore au fond de l’eau ? Des gouttes inconnues d’une pluie plus liquide que l’eau filtrent depuis un ciel plus céleste que le ciel où baigne l’Arbre de Vie. Ces gouttes s’égrènent entre ses doigts comme un chapelet de prière.
Vêtu d’une peau de bouc, le corps décharné, cheveux et barbe incultes autour d’un visage émacié, regard fixe, il me voit sans me voir. Sur son épaule, dans les touffes emmêlées de ses poils, picore un oiseau rouge ressemblant à un albatros, dont les ailes auraient pris la couleur de toutes les aubes et de tous les crépuscules depuis les premiers âges. « Peut-être suis-je mort d’un excès de juvénilité, ce qui ne pardonne pas quand on atteint trois quarts de siècle ! » Sur quoi l’apparition est secouée par un accès d’hilarité de la poitrine, de la gorge et de la tête, comme un spasme du corps et de l’esprit réjouis de leur unité ; et je reconnais (non sans envier cette fusion) le rire de Jacques De Decker.
« J’achève de parcourir mon barzakh, cet isthme de quarante jours où dans le monde arabe vogue l’âme des morts en route pour la Sphère. »
Tous mes textes ont pour principaux destinataires des morts, qui en sont les premiers inspirateurs : Aragon, Bianciotti, Césaire. De Decker s’y ajoute pour continuer l’alphabet. Quand son appel m’est parvenu sur le Rocher des Djinns, avais-je l’intuition qu’il provenait de lui ? La forme spectrale est logée dans le creux d’un tronc gigantesque se nouant en un nombre incroyable de souches aux racines monstrueuses. « Ouvrirait-on l’Atlantide aux mortels, que la plupart ne s’y risquerait pas. Cet arbre en est le seuil et j’y veille depuis une petite éternité qui m’a valu cette abondante pilosité. Cueille donc le secret gardé depuis des millénaires, puis retourne à ton corps sur les ailes du phénix… » Nous sommes le 16 juin, ce Bloomsday du 16 juin 1904 où Joyce situe l’action d’Ulysses, que nous célébrions avec Jacques depuis 16 ans : qui d’autre connaît le 16 juin 2004 durant lequel se déroule AJIACO dont un personnage est le Jaguëy de Cuba, où un 16 décembre, noche de la San Lazaro, j’ai dormi dans un hamac au pied du Cimarron, sur une colline en surplomb du village de Cobre, non loin de Santiago…

Cent ans plus tard, quiconque voit-il encore en James Joyce un phare du futur ? Question muette qu’infuse en moi Jacques De Decker. Il y avait, l’autre siècle, une relative équivalence de conditions matérielles entre génies créateurs et classe moyenne. De nos jours, le pinacle des célébrités littéraires est habité par des fortunes astronomiques, sans commune mesure avec leurs talents de classe moyenne. Écrasement de la Parole, illimitation de la Valeur : c’est la substance du fruit défendu. La réalité confinée des mortels atteint un tel degré d’irréalité qu’elle décourage le romancier le plus téméraire dans ses entreprises contre la vraisemblance. Balzac ne craignait pas de se glisser dans la peau de Lucien de Rubempré, “poète contemplant sa ruine” pour éclairer dans toute sa cruauté la situation d’un être “pris entre deux feux”. Cette lucidité relative aux contradictions essentielles est aujourd’hui prohibée. Lucien de Rubempré, dans sa “chute icarienne”, offre une synthèse des antagonismes obligatoirement occultés de nos jours…

Je bois la pensée de l’arbre comme le suc d’un de ses fruits défendus. Que décrivent les grands écrivains de l’ère moderne, sinon le combat de la Parole et de la Valeur ? Le milieu des courtisanes parisiennes fut une métaphore absolue du capitalisme pour Balzac. Nul n’a meilleure et pire expérience qu’hétaïres du grand monde et prostituées de bas étage, d’un système où toute créature privée de capital doit se vendre sur un marché concurrentiel ; nul n’en connaît aussi bien les hauts et les bas. Mais la littérature française est passée de Balzac à SHALOM (Sollers, Houellebecq, Attali, Lévy, Onfray, Minc). Cette courtisanerie ne connaît plus ni les cimes ni les abîmes. Une prétentieuse médiocrité fait usurper des rôles pour lesquels on n’a plus l’inspiration requise, et l’on ne peut rencontrer ni le Cimarron cubain ni Ali Badara. Si demain SHALOM produisait la millième étincelle d’un brasero du Diwan des Ancêtres, chacun de ces éclats minuscules ferait l’objet de réclames publicitaires mille fois plus éclairées par les projecteurs que tous les feux de la création maintenus dans l’ombre par le clergé médiatique…

Et pour cause : les 9 dixièmes de l’espèce humaine et les 9 dixièmes du reste, ignorent qu’1% des êtres doués de Parole a plus de Valeur que les 99 autres. Cette vérité de Kapitotal ne peut être escamotée que par les illusions d’optique de la tour Panoptic. Toute Parole s’oppose à la Valeur, et mettre en question la Valeur ne se peut que par la Parole. Kapitotal est la Valeur qui soumet la Parole grâce à la tour Panoptic. À défaut de le dire, ténébreuse et abyssale est l’actuelle geôle mentale.
Cette séquestration mondiale des populations pendant de longs mois, produisit un état de prostration qui caractérise des inculpés. Tel était l’effet recherché. Qui songe à résister, quand se resserrent laisses et muselières ? Il y eut donc très peu de réactions critiques, en regard de l’énormité des privations de liberté ; lesquelles serviront de précédent, lors de la prochaine apoplexie planétaire. Les crânes tapissant l’océan le savent : il suffit d’un harnais plein de pointes à l’intérieur enserrant leurs cerveaux, pour maintenir le troupeau des mortels dans l’enclos. Des anciens brasiers de l’esprit ne restent en eux que cendres froides, monnayées sur l’étal des écrans. Les Européens ne peuvent donc pas comprendre votre relation nouée avec un Ali Badara. Cette réalité leur est beaucoup plus irréelle que les téléréalités. Vos fables, peut-on les ingurgiter sans les recracher ? L’enquête entamée par Balzac a-t-elle été enregistrée ? Sait-on que Splendeurs et misères des courtisanes est le premier polar de la littérature française, où le coupable plane au-dessus des lois : ce baron de Nucingen en qui Balzac travestit le baron de Rothschild ? Celui-ci traverse les siècles, mais SHALOM n’est-il pas à son service ? Les pensées des crânes circulent parmi racines et lianes de l’arbre, pour nourrir les fruits défendusd’un suc peu au goût des mortels. Cette sève universelle serait pourtant le seul antidote à tous leurs virus : mon âme voit le spectre de Jacques irradier cette idée lumineuse au fond du précipice. Allez savoir pourquoi l’Arbre de Vie parlait de littérature avec son accent ! L’anachorète hirsute remue les lèvres et sa voix me parvient sans transiter par le monstre végétal : « Ce n’est pas ma première visite en cet endroit. J’y ai brièvement séjourné durant mon coma, cette nuit de décembre à la veille du prix Rossel 1994, lorsque le jury dont j’étais membre se conjura contre la sirène Mamiwata. Je ne devais ni ne pouvais ni ne voulais voir ça. »
L’âme de Tabou demeure hébétée devant celle de Totem. Le type le plus titré du milieu littéraire belge, ce bourgeois libéral travaillant sur une biographie de Bertolt Brecht promise à faire date, qui entreprit au Théâtre-Poème une lecture intégrale du Roman inachevé d’Aragon, suivit littéralement la prescription de celui-ci quand il jeta son cœur au feu commun ! Combien de jours fut-il alors entre la vie et la mort ?
Je crains de l’importuner, fais mine de m’éloigner, mais il s’exclame : « Pour qui ça s’prend ? C’est la réaction suscitée par tes divagations. Créer un prix littéraire à mon nom ! Relater la vie en Atlantide ! Les mortels pourraient-ils y trouver un refuge à leur propre naufrage ? »
Il n’y a de dossiers me concernant dans les registres d’aucune firme, administration, structure sociale, institution quelconque. Aucun titre de propriété, compte en banque, dossier professionnel ou de chômage. Spectre de mon vivant, je suis bien placé pour entendre celui qui me parle depuis l’Arbre de Vie, dont je cueille le fruit de songe et de nuit :
« Je suis un trompe-la-mort amphibie nageant à mon gré dans tous les milieux. Si je t’ai fait venir, c’est que le thème de l’Apocalypse baigne ton œuvre entière, que traversent les cavaliers de Peste et Famine, Guerre et Mort. Une œuvre n’a ni commencement ni terme. L’image primordiale que l’on a voulu créer n’apparaît qu’après avoir franchi le cap. Alors s’évanouissent les personnages que l’on croyait être, et s’anéantissent tous les rôles, dans une revenance dont je te prie de témoigner. Kapitotal cannibalise le monde, rendant précaire la survie d’une majorité de mortels. Un milliard d’humains sont promis à une incinération justifiée par les intoxications de la tour Panoptic. Ainsi la Valeur ne s’impose-t-elle que parce qu’elle est maîtresse de la Parole. Ce qui ne peut être révélé dans l’actuel sauve-qui-peut généralisé, chacun défendant son bout de propriété refusant toute vision globale.
Je sais l’humanité grosse d’un autre monde, où l’on prendrait le train du Pôle à l’Équateur, vivant sous toutes latitudes et longitudes au gré d’errances parmi des peuples en fête. Ainsi tu passerais une partie de l’année à pêcher en Guinée, quand Ali Badara passionnerait la Belgique par le récit de ses expériences publié au Miroir Sphérique. Ouvre le chemin ! Brise l’enclos ! Sans vision globale incluant une anamorphose des relations sociales, il n’est d’autre destin pour les humains que leur dégradation dans une irrémédiable catamorphose
. »
Les derniers mots s’éteignent sur un ton monocorde ; j’entends à nouveau résonner le tambourin (n’est-ce pas le battement de mes veines ?) et, dans un glissement du décor de ce théâtre de l’Atlantide, il n’y a plus de spectre ni d’Arbre de Vie. S’ouvrir un chemin, briser l’enclos de la Valeur par la Parole : voici que le muezzin appelle à rejoindre cette absence grandiose ayant pour nom Allah…

Mon esprit sort alors du récit comme un acteur disparaît dans l’ombre des coulisses. Pour lui, le spectacle est fini. Mais Jacques l’a confié au vol de l’oiseau rouge perché sur son épaule, qui d’un coup d’ailes lui fait regagner le logis de mon corps. Celui-ci retrouve alors sa position favorite : agenouillé sur le Rocher des Djinns

Anatole Atlas, 22 juin 2020

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